RÉSOLUTION GÉNÉRALE | FÉDÉRATION FORCE OUVRIÈRE DE LA DÉFENSE, DES INDUSTRIES DE L’ARMEMENT ET DES SECTEURS ASSIMILÉS 42ème CONGRÈS FÉDÉRAL – PAU – 22 AU 26 AVRIL 2024
INTRODUCTION

Runi à Pau du 22 au 26 avril 2024, le Congrès des syndicats de la fdration Force Ouvrière
de la Dfense, des Industries de l’Armement et des Secteurs Assimils raffirme, en
prambule, le rôle essentiel du syndicat dans la dfense des intrêts particuliers, moraux et
matriels de tous les travailleurs (agents publics, salaris…).
Le Congrès fait siennes les rsolutions des structures nationales ayant tenu leur Congrès
respectif les 22 et 23 avril 2024, et mandate le bureau fdral pour tout mettre en œuvre afin
d’obtenir satisfaction aux revendications contenues dans ces rsolutions.
Demeurer libre et indpendant, en toutes circonstances
Chacun est libre d’y exprimer ses opinions mais le syndicat ne reconnaît ni n’admet aucune
influence ou ingrence extrieure, qu’elle soit politique, religieuse, philosophique,
communautaire ou institutionnelle.
Conformment à la Charte d’Amiens de 1906, à laquelle le Congrès raffirme son
attachement indfectible, pour remplir son rôle, le syndicat doit être libre et indpendant. Il
engage toutes les actions ncessaires pour le demeurer.
Seuls les adhrents possèdent en toutes circonstances la pleine maîtrise de leur
reprsentation syndicale et des actions dcides collectivement, allant de la ngociation à la
grève.
Le Congrès dnonce toute limitation et remise en cause du droit de grève, libert
fondamentale et constitutionnelle de tout travailleur. Toute atteinte au droit de grève est une
attaque antidmocratique et antirpublicaine.
Le Congrès rejette toute stratgie de « syndicalisme rassembl» où l’union coûte que coûte
prime sur les revendications et relève plus de la communication que du rapport de force,
seule base du progrès social.
Le Congrès rejette le syndicalisme de cogestion.
A l’heure où les obscurantismes tentent de s’imposer par la violence, Force Ouvrière
maintient avec la plus grande force son attachement viscral aux principes rpublicains de
libert, d’galit, de fraternit et de laïcit.
Le Congrès dnonce les politiques conomiques et sociales qui, depuis des dcennies, ont
favoris et favorisent encore l’mergence des extrêmes. Ces derniers ne prospèrent que sur
la misère induite par les politiques d’austrit et de rigueur salariale. La justice sociale en est
le seul rempart.
Face à une classe financière toute puissante
Le Congrès rappelle que les relations socio-conomiques demeurent structures par
l’exploitation de la classe des travailleurs par la classe dominante capitaliste qui s’accapare
l’essentiel des richesses produites, de même que des ressources naturelles.
Cette exploitation est permise par un système de dominations et d’oppressions lgales,
financières, mdiatiques et morales.
Elle conduit, par les dsquilibres qu’elle provoque, à des crises d’ampleur, tant
dmocratiques, conomiques, humaines, qu’environnementales et sociales.
Le Congrès constate que le système nolibral, loin de disparaître de lui-même, profite des
crises qu’il provoque pour transformer et renforcer son emprise sur nos socits par la remise
en cause des liberts fondamentales, au nombre desquelles se trouvent les liberts
d’association, d’expression et de manifestation.
Le Congrès dnonce la gestion des rcentes crises, dsordres substantiellement engendrs
par le capitalisme, dont le coût est support par l’Etat et/ou la protection sociale.
Les dettes ainsi accumules (Covid19, bouclier nergtique, environnement, etc.) sont par
la suite instrumentalises pour justifier la rduction de la protection sociale et/ou les moyens
du service public.
L’unique constante de cette gestion de crise est le maintien voire l’accroissement des
bnfices et des richesses des plus fortuns par la captation des fonds publics.
Ces crises que les nolibraux n’hsitent pas à aggraver pour leurs profits, notamment à ce
jour celle de l’inflation, sont essentiellement alimentes par la spculation.
Le Congrès alerte sur la gestion de la crise environnementale. Les services publics et l’accès
aux ressources vitales, notamment l’eau, seront au cœur des enjeux et des conflits entre
proprit prive, intrêt gnral et rpartition des richesses.
Enfin, le Congrès affirme que chacun doit être libre de la place qu’il accorde au travail salari.
Après des annes de crise Covid et des conditions de travail bouscules, il est essentiel de
raffirmer les limites entre vie professionnelle et vie prive. Le travail est avant tout un moyen
de subsistance, et ne peut être la condition de la vie citoyenne et sociale de l’individu.
Rpublique et services publics : « Garantir l’Egalit, pour tous, Protger, partout ».
Le Congrès rappelle son attachement au principe rpublicain d’galit de droits et de
traitement sur l’ensemble du territoire national, hexagonal et ultramarin. Le Congrès rappelle
son attachement à la Dclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le Congrès s’oppose
à toute marchandisation de ce principe et considère que seul le service public assur par des
fonctionnaires, agents publics ou personnels sous statuts similaires, indpendant de
contraintes de rentabilit et de marges financières, peut le garantir.
Le Congrès s’oppose à ce titre à toute privatisation du service public assujettissant les
missions publiques à des intrêts conomiques particuliers plutôt qu’à l’intrêt gnral. Le
Congrès condamne de même la drive du service public qui transforme l’Etat en actionnaire
et conduit à la même vision marchande des missions.
Outre l’abandon de missions ou leur privatisation, le Congrès dnonce les divers outils de
dstructuration du service public :
Le rinvestissement massif dans la consolidation et la reconstitution de l’expertise
publique, dispense par des coles de formation publiques, pour des emplois
statutaires.
Le Congrès appelle à combattre ce dmantèlement et à reconqurir de vritables services
publics laïcs et rpublicains, sur tout le territoire. Cette reconquête passera par la mise en
place d’un impôt progressif, juste et redistributif.
Le Congrès affirme enfin que les services publics efficaces, garants de l’galit rpublicaine
et incorruptibles, doivent être ports par des agents aux qualifications correctement
rmunres et au statut protecteur, assurant la scurit de l’emploi.
L’externalisation des missions de l’Etat,
L’appel à projet, qui place les services en concurrence les uns avec les autres.
Le Congrès dplore le dveloppement d’une bureaucratie de contrôle budgtaire, tourne
vers la recherche permanente d’conomies sans prise en compte des enjeux de long terme.
Le Congrès dnonce les politiques qui dpossèdent volontairement les services publics de
leurs moyens et de leurs comptences techniques, y compris en situation de crise.
Face à nos alertes, les gouvernements successifs biaisent dsormais l’administration
ministrielle :
En individualisant et conditionnant les rmunrations et les parcours professionnels
des agents à l’atteinte de performances illusoires : faire toujours plus avec toujours
moins de moyens,
En rejetant les prconisations et l’expertise des agents publics et en recourant à des
cabinets de conseil privs à l’expertise non indpendante.
Le Congrès s’inquiète de l’augmentation des dmissions et des ruptures conventionnelles et
des difficults de recrutement que rencontre de plus en plus le Ministère des Armes.
Le Congrès dplore le vritable gâchis de la mise en extinction de l’expertise publique.
Par consquent, le Congrès revendique :
Le retour à un fonctionnement des services publics bas sur les besoins de la
population, avec en face de chaque mission, une obligation de moyens humains et
budgtaires,
Le rinvestissement massif dans la consolidation et la reconstitution de l’expertise
publique, dispense par des coles de formation publiques, pour des emplois
statutaires.
Le Congrès appelle à combattre ce dmantèlement et à reconqurir de vritables services
publics laïcs et rpublicains, sur tout le territoire. Cette reconquête passera par la mise en
place d’un impôt progressif, juste et redistributif.
Le Congrès affirme enfin que les services publics efficaces, garants de l’galit rpublicaine
et incorruptibles, doivent être ports par des agents aux qualifications correctement
rmunres et au statut protecteur, assurant la scurit de l’emploi.
En lire plus :

